e royaume de l’omre, le terrtore des nsectes.


Dans un monde où l’homme impose sa vue anthropomorphique, un monde où il se décrit comme LE résultat de l’évolution, il oublie que, en se basant sur un simple décompte, la Terre est dominée par les bactéries et les insectes. Echoscience vous propose aujourd’hui d’entrouvrir une porte donnant sur cette Terre obscure, celle des insectes, en vous présentant une association de défense des insectes (eh oui, cela existe !) basée dans le Languedoc-Roussillon, l’OPIE .


Les invertébrés constituent plus de 90 % de la biodiversité spécifique du règne animal (on y trouve entres autres les arthropodes marins ou les araignées qui ne sont pas des insectes). Les insectes représentent à eux seuls 70 % de cette biodiversité spécifique (une de leur caractéristique étant l´existence de 6 pattes).Agrandir la photo Les invertébrés dominent les écosystèmes terrestres, tant par le nombre d’espèces, que par le nombre d’individus ou par leur biomasse. Ils ont donc une place essentielle au sein des écosystèmes et certaines espèces ou certains groupes taxonomiques sont de bons descripteurs de leur fonctionnement. Ils participent au recyclage des éléments nutritifs et au maintien de la structure et de la fertilité des sols. Ils occupent très souvent des positions clés à différents niveaux de la chaîne alimentaire. Rappelons à ce titre que de nombreuses espèces animales de la faune sauvage (oiseaux et poissons), telle la perdrix grise, la bécasse des bois et l´ensemble des limicoles côtiers dépendent des invertébrés pour leur alimentation, et que la variation d´effectifs des populations de l´avifaune est fortement influencée par cette source alimentaire. De plus, les invertébrés, et particulièrement les insectes, sont indispensables pour la reproduction d’un grand nombre d’espèces végétales. Dans ce contexte, l’étude de la diversité biologique et faunistique des invertébrés peut apporter des informations majeures et précieuses sur la structure, le fonctionnement et l’évolution des écosystèmes.

L’OPIE, qu´est-ce exactement ?
Créée en 1992 et affiliée à l’OPIE national, l’OPIE-LR est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle est agréée au titre de la « protection de la nature », « jeunesse et d’éducation populaire » et « complémentaire de l’enseignement public », et emploie à ce jour 9 salariés. Elle est autonome quant à ses prises de décisions et ses actions et adhère aux réseaux CLAPE-LR (Comité de Liaison Pour l´Environnement du Languedoc-Roussillon), ainsi qu´à des organisations nationales et internationales de protection de la nature.

L’OPIE, à quoi sert-il ?
Les buts de l’association sont d´améliorer, diffuser la connaissance sur les invertébrés continentaux, protéger leurs milieux de vie, faciliter les relations entre les personnes et les organismes intéressés, favoriser la diffusion de ces informations en entreprenant, entre autres, des spectacles vivants. Afin de répondre à une demande sociale et professionnelle croissante, l’OPIE-LR a développé trois pôles :
- les expertises d’entomologie et d´écologie appliquées, menées par quatre éco-entomologistes. Elles prennent en compte la place et le rôle que jouent les invertébrés dans le milieu environnant, le fonctionnement des écosystèmes et permettent, si nécessaire, de proposer des mesures de gestion.
- l´éducation culturelle et scientifique, avec le responsable pédagogique et l’animatrice de l’OPIE-LR qui, en étroite collaboration avec les quatre éco-entomologistes mettent en place des formations, des animations et créent des outils pédagogiques autour des invertébrés. Le pôle est également équipé du Carabus, un véhicule spécialement aménagé qui reprend le concept de la caravane scientifique et permet de développer autour de lui des animations sur l’environnement
- l’évènementiel : Il s’agit d’animations de rue, de spectacles divers et du FIFI, le Festival International du Film de l´Insecte. Lieu d’échange et de rencontre, ce festival est l’occasion de rassembler à l’échelle européenne : professionnels de l´audiovisuel, scientifiques, artistes, naturalistes, acteurs économiques et institutionnels, agriculteurs, gestionnaires d´espaces protégés, acteurs de l´éducation scientifique à l´environnement, jeune et grand public.

En conclusion, la protection de l’environnement ou même la préservation des espèces ne s’arrête pas au Tigre du Bengale ou à l’Aigle Royal. L’intérêt que l’on peut porter à ce qui est invisible, anodin voir repoussant demande un effort intellectuel de remise en question. Si cette démarche est nécessaire pour la préservation d’un environnement viable, elle est également saine pour notre égo.

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Dernière modification de cet article le 06/01/2004 à 21h03