OL ET PREDATION CHEZ LA CHOUETTE EFFRAIE


Comment échapper à un chasseur de haut vol tel que la chouette?



Les premières idées mettaient en avant la distance chasseur-proie : plus celle-ci est réduite, plus les chances de succès sont importantes. Toute souris digne de ce nom se doit donc de détecter le chasseur le plus rapidement possible afin de maintenir une distance de sécurité, de pouvoir se cacher. Voir sans être vu.



Mais lorsque la chouette échappe à sa vigilance, que reste-t-il comme solutions ? Une étude s’est intéressée aux taux de succès des captures par la chouette effraie (Tyto alba) en fonction des directions de courses des proies. Agrandir la photo90% des proies immobiles sont capturées alors que seules 21 % le sont une fois en mouvement. Parmi celles-ci, les proies se dirigeant vers l’oiseau échappent au prédateur dans 82% des cas.



L’explication tient au fait que dans ce cas, la vitesse relative proie/prédateur augmente, rendant la capture plus aléatoire. Aucune proie se dirigeant vers la chouette, et de côté n’a été capturée. Ce résultat peut traduire la difficulté pour les rapaces ne bougeant que la tête (et non les yeux) pour localiser leurs proies dans l’espace



En résumé, mieux vaut faire face au danger…



Pour en savoir plus : Shifferman & Eilam Journal of Avian Biology 2004

Dernière modification de cet article le 08/02/2006 à 18h21