A REGULATION DE LA TEMPERATURE CORPORELLE CHEZ LA MESANGE


Pour les passereaux, passer la nuit ou faire face à des conditions climatiques dégradées représente un challenge loin d’être anodin. Surtout que ces petits organismes n’ont pas la possibilité de mettre en réserve une grande quantité de graisses.

Tout comme l’oiseau-mouche, un des moyens possible est de faire baisser la température corporelle afin d’économiser l’énergie disponible.



Agrandir la photo Une sorte d’hibernation à court terme. En toute rigueur, on doit donc trouver des différences adaptatives au sein d’une même espèce, entre des populations vivant à différentes latitudes. Des chercheurs suédois ont donc comparé la dépense énergétique de base (à thermoneutralité et au repos) ainsi que la réponse à l’exposition aux basses températures de deux population de mésanges (Parus major) issue de Suède et de Finlande.



Les animaux de Finlande, exposés tout au long de l’année à un climat plus rigoureux, ont une dépense énergétique de base plus importante à thermoneutralité, dénotant de la nécessité d’avoir un métabolisme élevé pour maintenir la température corporelle. Cette différence persiste lorsque les oiseaux sont exposés à une température de –10°C. L’explication avancée par les chercheurs est que les mésanges de Suède utilisent la chute de température corporelle pour faire face au froid ambiant et survivre jusqu’au retour de meilleures conditions environnementales.



L’hypothermie pourrait donc constituer une stratégie adéquate pour un nombre plus grand d’espèces d’oiseaux que ce qui était envisagé au départ.



Naturaconst@ tous droits réservés Pour en savoir plus : Broggi et al. Journal of Animal Ecology 2004

Dernière modification de cet article le 21/12/2004 à 02h10