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ENERGIES RENOUVELABLES : OU EN EST-ON EN FRANCE ?
Le débat national sur l’énergie en France va se terminer sous peu. Celui-ci fournira de nouvelles données pour la loi d’orientation sur les énergies que le gouvernement déposera à l’automne prochain. Ce projet fait la part belle au nucléaire que certains traduisent généralement comme une source de pollution sur le très long terme. Toutefois, parallèlement, la France fournit un certain effort pour le développement de nouvelles sources d’énergie. Tout d’abord on ne peut que se féliciter que notre pays ait adhéré au protocole de Kyoto sans hésitations et que nous suivions une politique de réduction des gaz à effet de serre. La France, comme l’Europe dans son ensemble, s’est engagée à produire 20% de son énergie électrique à partir de sources renouvelables. Sachant que 15% de la production électrique est d’ors et déjà produite à partir de l’hydraulique, cela ne devrait pas être trop difficile. Mais cela suffira-t-il ? Il ne semble pas y avoir une solution unique à ce problème majeur, mais plusieurs solutions qui conjointement conduiront à une amélioration de la situation. Et cela passe par :
1. le développement de plusieurs sources d’énergie renouvelable ou non polluante comme l’hydrogène, plus énergétique que le gaz ou le pétrole, les capteurs solaires hybrides photovoltaïques et thermiques intégrés de façon fonctionnelle aux constructions ou encore l’énergie éolienne pour laquelle la France a pour l’instant beaucoup de retard (seulement 150 MW produits contre 12000 en Allemagne ou 4150 en Espagne) malgré le programme Eole.
2. Les économies d’énergie. Nous n’avons pas de pétrole, mais des idées ! Savez-vous par exemple qu’une chaudière bien entretenue permet de gagner 10 à 20% d’énergie. Le choix d’appareils électriques à basse consommation permettrait d’économiser l’équivalent de la production de deux centrales électriques par an (rien que d’éteindre la veille de la télé est un geste écologique et civique !). Le simple respect de la limitation de vitesse à 130 km/h permettrait d’économiser 3% de la consommation d’essence (soit 700 000 tonnes de carburant !). Enfin le passage à des modes de transport moins gourmands s'accompagnerait également d'économies considérables (une voiture consomme 3 fois plus d’énergie par passager que le TGV, la voie maritime est quant à elle 3 fois plus économique que la route pour le transport des marchandises).
3. Favoriser la mise en place d’un développement durable non seulement chez nous (par l’instauration de puits biologiques forestiers qui captureront le CO2, participant ainsi à la limitation de son augmentation), mais aussi dans les pays en voie de développement qui comptent accroître leur production d’énergie encore faible. Aider des pays comme la Chine à faire des choix énergétiques efficaces, c’est aussi faire en sorte de réduire un peu le poids des groupes de pression des énergies fossiles.
Ainsi, il appartient à chacun d’entre nous, et pas seulement aux gouvernements, de participer à la préservation d’un environnement sain. Ceci n’est pas incompatible avec le développement économique, preuve en est donné par les nombreuses recherches et brevets du CNRS . C’est juste une question de prise de conscience. Enfin, promouvoir des énergies renouvelables permettra à la France de développer une alternative au tout nucléaire : même nos grand-mères avaient le bon sens de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier…
(A lire à ce sujet l’excellent dossier paru dans le magazine du CNRS, « Energies renouvelables : sur la piste de l’hydrogène. ») Brève du 21/06/2003
16h58
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