Les vautours, oiseaux de bon augure.
En France, la réintroduction des vautours fauves et des vautours moines (parmi les plus grands rapaces d'Europe avec ses 3 mètres d'envergure) dans le massif des Causses a demandé plusieurs dizaines d'années. On serait en droit de questionner le pourquoi d'une telle mesure, qui concerne un animal bien peu sympathique, inesthétique et charognard par dessus tout. L'exemple de la situation actuelle en Inde apporte une réponse cinglante. Les vautours indiens sont peut-être hideux comme leurs cousins français, mais en mangeant les carcasses des nombreuses vaches sacrées, ils limitent le nombre des chiens errants. C'est ce qui ressort d'une étude menée par la Société Royale Britannique pour la Protection des Oiseaux dans plusieurs régions indiennes, où les populations de vautours ont été fortement réduites par une maladie fatale encore mal définie à ce jour. Or, l'explosion des populations de chiens errants accroît également la propagation de la rage et d'autres maladies contagieuses pour l'homme et différentes espèces animales. Comme quoi, toutes proportions gardées, la France ne peut que se féliciter du retour de cet animal, pas si moche à bien y regarder.

Brève du 04/05/2003 22h41


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 LES EFFETS DE LA SOUS-NUTRITION CHEZ LES PASSEREAUX
Une étude menée sur le bruant chanteur (Melospiza melodia) a montré que les oisillons soumis à une restriction alimentaire quantitative entre 3 et 18 jours suivants l’éclosion entraînaient des effets à court (croissance) et long terme (taille de l’adulte), ceci malgré le retour à une alimentation normale après le 18ème jour. Si les deux groupes expérimentaux d’animaux (nutrition normale et réduite) montrent un taux de survie identique, le taux de croissance est logiquement plus rapide chez les individus nourris normalement. De façon plus surprenante, les individus ayant subis une restriction alimentaire précoce ne parviennent pas à combler leur retard de croissance, malgré le retour à une diète normale, que ce soit pour la taille globale de leurs corps. Cette étude confirme donc que les conditions de nutrition en début de vie affectent le phénotype de l’individu adulte sans pouvoir être compensées, pouvant ainsi réduire les chances de survie et de reproduction de ces oiseaux.
pour en savoirt plus : Searcy et al. Journal of Avian Biology 2004

Brève du 21/09/2005 17h17


 LA COULEUR DE L’ŒUF COMME INDICE DE LA VALEUR REPRODUCTIVE DE LA FEMELLE


Une hypothèse récente stipule que les couleurs des oiseaux informent l’individu sur la qualité reproductive (en résumé la qualité de ses gènes) de son partenaire. Ceci explique en partie les couleurs chatoyantes de nombreuses espèces d’oiseaux que ce soit du plumage ou du bec. Mais les œufs sont également concernés. Chez le gobe-mouche (Ficedula hypoleuca), la femelle produit des œufs d’une couleur bleue plus ou moins intense. Les scientifiques espagnols ont étudié le comportement reproducteur des mâles (qui approvisionnent la femelle en nourriture pendant la couvée) en fonction de la couleur des œufs. Leurs résultats montrent que l’effort du mâle est lié à l’intensité de la couleur des œufs, qui les renseignerait sur la qualité de la femelle, et donc sur les chances de survie et de reproduction future des jeunes issus de cette union. N’oublie que le corollaire principal de la biologie évolutive est que tout individu doit optimiser sa stratégie de reproduction en vue de produire le plus de descendants possible, afin de transmettre ses gènes au sein de sa population.

Pour en savoir plus :
Moreno et al. Journal of Avian Biology 2004

Brève du 05/10/2004 21h01